jeudi 8 septembre 2011

Always lost in the sea...

Je ne suis pas encore perdu. Et je n'ai pas encore vu la mer. Mais c'est par ce morceau que j'ai été accueilli à Nice. J'y suis arrivé hier soir. Je ne vous expliquerai pas comment, mais j'ai réussi à trouver un lift pour m'y rendre. Je passe 3 jours chez des amis, ensuite le festival pourra commencer. On me l'avait dit avant de partir : Lyon, c'est la frontière. La température est montée de manière impressionnante. Ça fait un bien fou. Allez, j'arrête ici ma cool story (bro) et je vais vous parler un peu de poker.

Lorsque je parlais plus haut de "festival", je n'évoquais bien sûr pas ce festival bien connu de la Croisette, mais ce terme ne me semblait pas trop grand pour qualifier les 6 jours de tournois qui vont avoir lieu à partir de Lundi. Pour ceux qui l'ignoreraient, j'ai été choisi par BelgiumPoker.net pour suivre et faire vivre un tournoi majeur européen : le Partouche Poker Tour. Un boulot énorme m'attend, mais certainement aussi, beaucoup de plaisir. Je serai sur place accompagné par un mystérieux journaliste mystère : mystère, car on ne sait pas qui il est ; mystérieux, car on ne sait pas ce qu'il fait. Enfin, moi, je sais. Je lui ai d'ailleurs mis sa raclée (luck > skill) en heads up il n'y a pas longtemps. Oops. J'en ai trop dit. il reste toujours trois choix possibles. Et les trois sont des mecs super sympas, donc c'est cool.

Six jours de tournois : au moins quatre à suivre le main event, suivi de deux jours durant lesquels les tables seront sans doute moins accessibles, mais qui laisseront la part belle aux side events. Dans l'ordre, vendredi et samedi, il y aura : un deepstack à 500€, un heads up à 5000€, un ladies à 550€, un short-handed à 1000€ et un knockout à 750€. Il y aura de quoi faire...

Sur tous ces tournois, le main event en premier, je vais suivre en priorité les joueurs BelgiumPoker : Cosmicbat, Stefal, Tonyand (que je ne connais pas encore), Coralie Nauder (si, si, elle a un compte BP), etc. Ensuite, ma priorité ira aux joueurs belges. Et puis, les autres : hé ouais, je place au second plan Hellmuth, Hansen, Antonius, Dwan, Nguyen, Mizrachi, Matusow, Seidel, Laak, Esfandiari... Ou pas ;) D'ailleurs, j'essaierai bien de gratter une bière à Scotty Nguyen. Parait qu'il est sympa (avant d'avoir bu).

Mais la différence de niveau risque d'être flagrante. Always lost in the sea... L'océan de poissons sera comme souvent aussi au rendez-vous. Ça risque d'être joyeux les livetards français en puissance. J'attends le premier "C'est qui le patron ?" et je vous dis ce qu'il en est. En attendant, je vais à la plage moi. A bientôt sur Belgiumpoker ;)

mercredi 31 août 2011

J'abuse...!

J'abuse... Je gagne encore à Dinant, le 160 deepstack. La veille, alors que je recevais pour la énième fois des félicitations, avec humour et faux orgueil, je répondais à un ami : euh, merci, mais pour quelle chose tu me félicites ? Journaliste à Cannes, victoire du 85, victoire de la table finale régularité à mon club ? WTF !? Et maintenant, le 160€. C'est assez énorme pour mon maigre parcours. C'est beaucoup d'un coup. Trop. J'abuse. Je n'aime pas me mettre en avant. Je n'aime pas être trop longtemps sous les projecteurs, même si, par moment, ça fait plaisir. Je suis un mec discret, modeste. Le brag ne me réussit pas longtemps.

Intouchable... C'est le mot qui revenait dimanche. Contrairement au 85€ où j'ai été à tapis payé seulement une fois avant le heads up, il a fallu que je bataille cette fois. J'ai fait quelques beaux coups, mais j'ai aussi dû jouer short stack longtemps et échapper aux bad beat : AA vs AJ, JJ vs 99, 99 vs 55, AK vs 88... DeepstarOli me le disait avant la table finale : "Tu es intouchable en ce moment, joue ton jeu, fais pas le con et tu vas gagner". J'ai commencé à le croire seulement lors du heads up contre Manu. Paire de 6 contre paire de 8, la turn se retourne, un 6. J'en étais dépité pour lui, moi-même, même si après vérification, j'étais à 55% minimum contre sa range, c'est difficile de ne pas y voir un beau coup de chatte. J'assume. Dans l'autre sens, il n'aurait pas touché. Impossible. Après ma victoire, j'ai hésité à aller 20 minutes en cash game pour faire tomber la cagnotte bad beat, mais ça aurait pas été cool pour Fred, donc je l'ai pas fait.

Blague à part, c'est énorme ces deux victoires. De 15 euros du BPLT Lîdjeux, ça me fait un chouette ROI à 5 chiffres (pas la somme, le pourcentage, hein). Et ce n'est pas fini : il me reste la finale BPLT, mais là, la bataille sera encore plus rude. Maintenant, j'ai une petite bankroll live, ce que je n'avais pas. J'espère ne pas la cramer trop vite. Je ne pense pas. Je ne suis pas impulsif en live et je ne suis pas joueur. Je vais pouvoir faire quelques tournois entre 80 et 320€ à l'occasion. Mais ça restera occasionnel pour le moment. La chatte ne dure qu'un temps. Comme je disais à un ami : "il faut pas croire, je n'ai pas toujours de la chance. Ça m'est déjà arrivé les bad run. Je m'en rappelle bien : c'était un jeudi."

mercredi 24 août 2011

Victoire à Dinant

Voilà, une dizaine de jours que je veux écrire. Je n’en ai pas eu le temps ou pas les moyens. J’aurais au moins deux articles à écrire. Le premier concerne ma victoire au 85€ de Dinant. Le second traitera du travail de journaliste poker que j’effectuerai à Cannes pour Belgiumpoker.net. Deux faits pour lesquels j’ai reçu beaucoup de félicitations depuis deux semaines.

Mais la vérité, c’est que je suis un gros chattard… Non, je déconne. Ça ferait trop plaisir à certains que je dise ça. Même si la chance est évidemment intervenue, ce tournoi, je l’ai bien joué. J’ai été une seule fois du tournoi en push or fold (pendant 10 minutes) et je ne suis jamais descendu en dessous des 10BB. La structure est magnifique. Je ne pense pas qu’il existe en Belgique une plus belle structure pour un 85€. Je vais jouer ce dimanche le 160€ Summer Deepstack, pour lequel j’ai également gagné ma place. J’attends de voir, mais la structure me semble légèrement moins belle. En réalité, elle est pratiquement identique, mais le fait de commencer avec 20K de stack (contre 10K sur le 85€) devrait pousser certains à jouer plus conservateur et donc la moyenne au long du tournoi sera sans doute moins grande. On verra. Je peux me tromper.

Je n’ai pas envie de détailler mon tournoi. Allez, un coup intéressant que j’ai joué. Raconté grossièrement, on pourrait me dire que j’ai plumé le pigeon, que j’ai eu une belle donation… C’est en partie vrai, mais loin d’être un bon joueur, le "pigeon" n’avait jamais joué aussi mal. Aux blinds 200/400, une joueuse, nouvelle à table, relance à 1200. Elle doit avoir un peu plus de 8K. Un joueur en mp, chip leader à table avec plus de 25K, call la relance. Je suis en petite blind avec AcKc. J’ai 16K. Je 3-bet à 4K, près à mettre mon tapis contre le chip, et à payer celui de la joueuse. Elle fold, mais lui paye. Le flop vient KJx. Je mise 4K. Il m’envoie tapis. Je paye évidemment. Il montre Kh9h. Rien ne vient l’aider... Je n’ai pas été si agressif sur ce tournoi, quoique mon stack, je l’avais monté sans showdown ou presque. J’ai peut-être relancé préflop 2-3 fois le dernier tour de table. Mais comme d’habitude, lorsque je joue un tournoi où je connais du monde (17 Lîdjeux sur les 62 joueurs), il y en a toujours bien un pour me créer une image. C’est Rémy qui s’y colle cette fois : « Chups, toujours aussi agressif. T’en as pas marre de relancer ? », disait-il 2 minutes avant ce coup. Il faut dire que j’étais CO lorsqu’il était en grosse blind. Comment se faire payer light… Beaucoup de joueurs ne connaissent pas les changements de rythme. Il suffit parfois d’être aggro une heure pour avoir cette image le reste du tournoi. Je me prends souvent des réflexions au club, malgré le fait que j’ai du mal à me rappeler la dernière fois où j’ai perdu mon tapis sur un bluff (si j'exclus le vol de blinds en étant short).

Ce coup a été déterminant pour mon tournoi. J’ai eu un gros stack. J’ai imposé du respect. Je suis monté jusqu’à 60K très rapidement… Avant qu’on me change de table et que je perde les trois premières mains que je joue, un bluff et deux coups légitimes. Ça l'fout mal. Obligé de resserrer mon jeu. Je suis descendu jusqu’à 35K à 11 joueurs restants. Aux blinds 1800-3600-300, j’ai envoyé 3 fois tapis à la suite. La troisième fois, je suis payé par un short. J’ai une main cette fois : les dix. Il a AK et je gagne le flip pour arriver en TF avec 1.5 fois la moyenne.

Il n’y a plus que Marcello et moi du club Lîdjeux en TF. Dommage, on était encore 7 dans les 20 derniers. Un peu de brag pour mon club tout de même, on a eu des très beaux résultats à Dinant : victoire du Summer Deepstack en août 2010 (Deepstar), split à 4 par deux membres du club sur un 170€ deux mois plus tard (Wambo et Netik), équipe victorieuse de la Battle Team, qualification de 2 membres pour le supersat d’Ostende PPT (Lypo et Cosimo)…

Bon, j’écourte cet article. Il devient trop long. Je pourrais faire un article tout aussi long sur la table finale. J’étais content de pouvoir y rencontrer Ivanobrain et Helmut Chacho. Et jouer le heads up contre ce dernier était un vrai plaisir. Il n’a pas du tout démérité. Au contraire, la victoire s’est jouée à très peu de choses. Le plus mouleux a gagné… Et ce n’est pas un aveu de faiblesse. ;)

lundi 1 août 2011

Wasop II

Il s'agit de mon dernier gros tournoi. Je ne joue pas beaucoup en casino et je préfère généralement le casino de Dinant. Mais je n'avais pas envie de manquer cet événement : 30K de stack, une heure de blind, un prizepool conséquent... 320€, c'est un peu hors bankroll, mais au final, grâce à un petit cash out, un petit stacking (25%), quelques trucs à gauche à droite (sans entrer dans les détails), je me suis débrouillé pour ne payer que 20€. Je remercie d'ailleurs les stackeurs qui m'ont fait confiance : Ludivine, Chacha, Adrien, Tokyo et Geoffrey. C'est pas passé loin.

L'intégrale des Who dans les oreilles, chaud bouillant, en forme, la première journée n'en fut pas moins chaotique. Premier bad beat : ma table. Sur ma gauche, j'ai dans l'ordre : Stefal, un large agro moyen, Jarrod, Mugo et un large semi-agro assez bon. Et sur ma droite, tous les mauvais joueurs : je limp-call ou limp-fold "je ne sais pas ce que je fais là", je suis straight forward et je m'en rends pas compte, j'overbet à gogo, etc.

Je me prends quelques mauvais coups, bluffs manqués, je tombe à 20K. Je fais pourtant des bons fold. Mais quand ça veut pas... Je double KK contre JJ sur un flop 7 high. Et il ne me faut pas une heure pour redescendre à 20K, puis à 12K.
9cTc contre QJo (qui veut vraiment pas lâcher) sur Qc9x3c
KQ sur JTx, turn K, river J (je fais un bon fold river : il a KJ)
AQ contre AK sur un flop A high (en pot control, mais aux blinds 300-600, ça va vite)
Etc.

Je ne peux pas dire que j'ai joué mon A-game, mais j'ai bien joué. Tombé à 12K, j'ai rarement vu autant de poubelles ou aussi peu de situations profitables durant 1h30. Ceux qui me connaissent savent que je n'hésite pas à steal et resteal. Mais non, je tombe à 6K sans rien faire. Alors quand j'ai vu J7o en milieu de parole aux blinds 400-800, j'ai tout envoyé. Payé par 7-7 de Mugo, je touche mon valet (classique). Puis lorsqu'un superviseur annonce que la table casse, que la SB agresse ma BB, je n'hésite pas à envoyer avec K7s, une main qui se défend bien et beaucoup de fold equity. Il me paye quand même avec 6-6. Flop 7dQd6d. Erf, je n'y crois plus. Turn carreau et river, je l’appelle, il vient : carreau. Split. Classique. Évidemment, ça ne m'aide pas à me débarrasser de ma réputation de chattard.

Changement de table donc. Je vole une ou deux fois les blinds. Puis je paye un tapis avec QQ contre AT que je gagne. Avec 32k, je fais un call borderline. Tout le monde a passé et je suis au bouton avec A9s aux blinds 800-1600. La joueuse en SB (24K) n'hésite pas à resteal. Le joueur en BB a un gros tapis et peut défendre. Fold ? Pas à ce stade imo. J'ai très souvent la meilleure main, mais un trop gros tapis pour push. Je pense toujours que le moyen le moins risqué de prendre les blinds, c'est de limper et de voler post-flop avec la position. Ce que je fais. C'est peut-être une erreur. Mais je ne m'attendais pas à ce que la fille (très jolie au passage) envoie directement tapis. La grosse blind fold... Et moi, je m'interroge bien sûr. Et je l'interroge aussi :
- Where do you live ?
- Oostende, and you ?
- Luik
- Pourquoi tu me parles en anglais alors ?
- C'est toi qui as commencé à me parler en anglais.
...
- Tu veux que je te call ?
Je ne la sens pas à l'aise. Elle ne veut pas que je call. Donc je call. Elle a 4-4 et je perds le flip. J'avais évalué que c'était en moyenne un 60/40 pour moi et je l'ai pris, car c'était intéressant de monter des jetons à ce stade. Elle sortira 5 minutes plus tard sur un coup "fishy". Toujours râlant. Même pas eu le temps de sympathiser plus. Moi, je double AK contre AT. Puis je vole 2-3 fois les blinds pour finir à 26K le day1. Pas top, mais toujours en vie.

Le Day2 a été un peu plus facile, quoique ma table était encore hyper-agressive. Je prends 3-4 fois les blinds (4-4, AJ, K9...). Je resteal à tapis une fois avec paire de 10. Je monte à 40K. Blinds 1k-2k, je relance en position avec QJs. Payé par la BB. Flop Qd7dQs. Il check. Je fais 6500. Il me revient dessus pour 17K. Je mets mon tapis pour 17k de plus, mais il fold. Je vole encore quelques coups. J'ai AK que je 4-bet à tapis. Aucun showdown, je suis à 100K. Facile le poker.

Pour vous montrer un peu l'agressivité de ma table, voici un coup que j'ai joué. Blinds 1.5k/3k. Un joueur CO-1 relance à 8500. Je suis au CO avec paire de 3. J'hésite à 3-bet, mais je trouve plus profitable de call, non pas dans le but d'aller voir un flop, mais en sachant qu'il y aura un 3-bet derrière et que je pourrais 4-bet à tapis avec beaucoup de fold equity et généralement rien en face. Le joueur au bouton hésite, puis fold. Le joueur en SB 3-bet à 19K. Le joueur en BB 4-bet à 50K. Je n'ai plus de fold equity, je fold. Le joueurs en SB fold K8o. Le joueur en BB montre paire de 2.

Je tombe à 80K, malgré quelques vols. Les blinds me passent dessus 3K-6k. La table casse et je suis utg. Erf, je descends à 60K. Finalement, j'envoie tapis avec 7-7, payé par AK et un as sur la river. Je sors aux alentours de la 85e place. Avec 63 itm, c'était pas loin. Next time, comme on dit.

Belgium Poker Live Tour Lîdjeux

Quoi de mieux que cet événement pour vous parler des deux passions qui m'animent actuellement : le poker live et l'organisation de tournois de poker. Lîdjeux, la Ligue des jeux, c'est mon club. Mercredi, jeux de société. Jeudi, whist (durant l'été). Vendredi et samedi soir, poker. Depuis un an que nous avons changé de salle, nous nous sommes bien développé. Et je suis heureux de faire partie de cette équipe : Bertrand, Deepstar, Alain, Vayne...

J'y suis au moins deux fois par semaine. Le mercredi pour une partie d'illuminati, d'horror of Arkham, de Dominion... Mais je reste dilettante dans les jeux de stratégie. Le whist, je n'y connais rien. Mais bien sûr, le poker. Je n'ai plus fait de résultat depuis un moment dans les tournois hebdomadaires. Mais lorsque je n'organise pas, c'est toujours l'occasion de boire un verre, de jouer, de discuter, de rigoler. On peut allier tout ça et faire un résultat. Comme ce fut le cas pour le BPLT.

J'avais dit pas de brag, mais je finis premier du tournoi de Belgium Poker et ça fait plaisir après ma déchatte des derniers mois. Je retiendrais surtout un heads up d'anthologie contre Buddy. Vous pouvez lire tout le coverage ici.

Je vais conclure cet article avec quelques photos de la salle (piquées çà et là) :






The long and winning road

Revenu de Venise... Je saute avec les rois contre les as après 6-7 heures de tournoi, classico.



[...]


[Oui, j'ai plus de 2 ans de retard.]


[Et alors ?]



Trêve de plaisanterie, je reprends mon blog. J'aurais peut-être pu intituler cet article "The long and whining road", mais un double jeu de mots, ça aurait été un peu lourd. Et ça l'est déjà ! (Mais j'aime.) D'autant que ce n'est pas dans mon habitude de whine. C'est peut-être de là que vient ma réputation de chattard, ou alors, c'est que j'en suis un. Je ne vais pas m'éterniser sur le sujet. Peut-être une autre fois.

Je vais simplement décrire ici, en quelques mots, la réorientation de ce blog ou plutôt la "non orientation" de ce blog : pas de whine, pas de brag, pas de chiffres, pas de gestion de bankroll, pas ou peu de descriptions de coups...

Voilà, il me reste à écrire lorsque l'inspiration me vient.
Let's do it !

lundi 27 avril 2009

Straight to Venice, guy


Je l’ai fait ! Je me suis qualifié pour le WPT Venice ! Du 6 au 10 mai, je serais dans une ville magnifique pour disputer un tournoi prestigieux. J’ai encore du mal à réaliser. Hier, j’ai fini troisième sur 9251 joueurs au freeroll 200k$ Bwin. Un des 20 packages de 8700$ est pour moi !

Un compte-rendu détaillé de ce tournoi serait pour le moins barbant. Je vais vous résumer ça. Je débute la finale à 1800 joueurs avec 1000 chips, moyenne 2500, et mauvaise nouvelle blinds 75-150 : double up, double up, double up… Je n’ai jamais vu un niveau de jeu aussi mauvais. J’ai eu deux coups de chatte sur mon tournoi et deux coups de déchatte, ça équilibre. A l’approche des places payées (de 21 à 68e place, un ticket à 540$), j’ai plus de la moyenne et je joue vraiment nit. Je fold même AK avec une belle position et aucune relance avant moi (ce que je n’aurais jamais fait à une bulle d’un tournoi normal). In the money, j’ai tout juste la moyenne : steal, steal, steal, double up. Je monte jusqu’au 2/3 de la moyenne à 20 joueurs. Les blinds font très mal avec un tapis moyen de 6,5bb, mais je les prends une fois par tour et je conserve ce tapis jusqu’à la seconde bulle. On y arrive très vite. Un joueur away continue à être un gros chattard même away, mais il saute finalement 21e ! Le reste est anecdotique. J’ai mon package ! A moi, Venise !

Je vous parlerai de comment j’appréhende ce WPT un peu plus tard dans la semaine. Je ne suis toujours pas remis de mes émotions. Je vais jouer un World Poker Tour ! YAHOUUUUU !!!!!!!!!!!